Objectif 2015. Accrochez vos résolutions!

Crédit photo : www.Ehiyo.com

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Ça y est, nous y sommes. Nous avons atteint l’échéance anticipée tous les ans, avec la même frénésie. Nous avons une fois de plus été temoin du compte à rebours et des douze coups de minuit, qui annoncent le nouvel an. Un moment célébré par des milliards à travers le monde, en temps échelonné. La plupart d’entre nous ont franchi la ligne d’arrivée debout, dansant, s’embrassant, d’autres titubant, plus ou moins éméchés, et d’autres peut être plus penchés, sous le poids de trop de bulles de champagne. Les moins chanceux l’auront fait les 2 pieds devant; malheureusement il y en a toujours un lot, comme en témoignent les victimes de la bousculade à Shanghai.

Pour ma part j’y suis arrivée allongée sur mon canapé, devant la télévision, suivant en direct les festivités à Times Square à New York, tout en surveillant de près ma page Facebook, et répondant du tac au tac aux divers messages. Avec un thé chaud à côté. Non, non, je ne suis ni sage, ni sainte, ni philosophe. Ce n’est que le hasard d’une bronchite coriace qui m’a distinguée du lot des fêtards. Sans grand regret pourtant. Les 2 dernières semaines ont été des plus éprouvantes, entre les préparatifs pour Noël, la recherche des cadeaux pour les enfants, et les divers fêtes au travail et ailleurs. Mon corps a simplement demandé du répit et du repos. Mais pas mon cerveau. J’ai donc profité de ce relatif calme de mon réveillon du 31 décembre pour revenir sur quelques-uns des phénomènes médiatiques qu’on constate à l’approche de la fin de l’année. En fait, je suis toujours impressionnée par le travail titanesque que les divers organes de presse entreprennent pour sceller les moments clés de l’année qui s’achève. La technologie aidant, on suppose la tâche plus facile, certes. Néanmoins, nous vivons dans un monde d’information à vitesse grand V, et un effort immense de synthèse s’impose d’autant plus. Bien entendu, les médias ont de l’expérience en la matière, et une fois de plus, ils nous l’ont démontré.

Il y a d’abord eu le décompte des personnalités qui ont marqué l’actualité, pour en identifier un chef de fil. La plus populaire de ces consécrations étant la nomination du « Person of the year » par le magazine américain Time. Cette année l’hommage a été rendu au personnel soignant en charge de combattre le virus Ebola. Un choix indiscutable, somme toute. Il y a eu ensuite le recensement des grands faits divers, sociaux, et politiques, et la revue des meilleurs moments à la radio, à la télévision, sur les réseaux sociaux. On passe bien sur par le rappel des plus grosses bévues, des moments les plus bizarres, sordides, ou tristes, les plus grandes mauvaises nouvelles; sans oublier le compte des célébrités qui ont quitté notre monde. On nous force à revenir comme chez un grossiste, sur toutes les images qui ont défilé sur nos écrans au cours de l’année, certaines qu’on voudrait pourtant oublier, telles les images difficiles de cet avion de ligne abattu en Ukraine.

Sur le plan personnel aussi il faut faire le point. Les médias nous en encouragent, et mettent à notre disposition des moyens de faire plus facilement notre propre bilan, quel qu’il soit. Quel film, quel artiste, quelle chanson avons-nous preféré? Un sondage nous l’annonce. J’ai appris que Columbia, la ville où j’habite, est classée 6e parmi les petites villes américaines où il faisait mieux vivre en 2014! Pour un bilan encore plus personnalisé, un nouvel outil, proposé notamment par Facebook et Flipagram, permet grâce à un algorithme d’identifer les photos qui ont marqué notre année. On peut ensuite partager ce bilan avec nos contacts, et ainsi donner une autre chance à ceux de nos proches qui auraient raté ces moments glorieux lors de la première publication. Sauf que l’algorithme n’est pas toujours probant. On a appris le désarroi d’un père qui a vu s’afficher sur sa page, la photo de sa fille décédée en cours d’année parmi les photos preuves de sa « super année ». Bah, l’erreur est humaine mais la machine a droit à l’erreur aussi! Pour le pauvre papa, le mal est fait, mais la vie, la notre, continue, et pourra désormais être résumée en quelques clichés.

Après le bilan, il faut passer aux résolutions pour la nouvelle année, Là aussi les médias se proposent de nous aider à les prendre. Parmi les plus populaires on retrouve: faire plus de sport, moins boire, moins et mieux manger, trouver un meilleur emploi, reprendre les études, plus voyager, mieux vivre. Alors partout à la télévision ou sur l’internet, les publicités nous assaillent, les articles-conseils nous en mettent plein la tête, et les livres de « self-help » nous attaquent depuis les vitrines des libraires. On nous suggère les meilleurs régimes, les équipements de gym dernier cri, les cures de détox qui ont fait des preuves, ou non, les emplois les plus payants et moins stressants, les diplômes et certificats les plus prisés, les aliments les plus sains, les 10 plus beaux pays à visiter avant fin 2015 (sans expliquer comment se débrouiller pour le faire avec les 2 semaines de vacances dont disposent la plupart des employés aux USA). Tous les moyens sont bon pour attirer notre attention sur les diverses solutions miracles, qui feront que cette année enfin, nos promesses faites à nous-mêmes seront tenues. A chacun son truc, et sur les réseaux sociaux, selon le profil, on verra défiler l’article qui aidera peut-être à réaliser son potentiel de « new year resolutions ». Généreuse, je me suis fait le plaisir d’en partager quelques-uns, à toutes fins utiles. Je ne pouvais tout de même pas en profiter toute seule!

Tous les ans c’est donc la même histoire. Mais ne dit-on pas que « l’histoire est un éternel recommencement ?» Cette fin d’année encore l’histoire a suivi son cours naturel. A quelque différence près, du fait de ma gorge toujours irritée, le matin du 1er janvier, comme il y a un an, je me suis réveillée avec le sens du devoir pas tout à fait accompli, mais sachant qu’une nouvelle chance venait de m’être donnée pour me rattraper sur mes résolutions manquées de l’an passé; et je vais la saisir. Entourée de mes nouvelles et anciennes résolutions, comme d’un bouclier, je suis prête à affronter de nouveaux défis, à faire face aux mauvaises nouvelles qui ne vont pas manquer.  Je prie que Dieu nous offre des moments de joie en plus grand nombre, y compris peut-être la paix dans le monde (on a le droit de rêver!). Je souhaite qu’il en soit de même pour vous, chers lecteurs, car nous sommes tous dans le même bateau, et ensemble nous venons de franchir le cap du 1er janvier 2015. Rendez-vous est pris pour le même cérémonial dans 12 mois. Pour l’heure, accrochez vos résolutions, et bonne route!

Bonne et Heureuse Année 2015 !

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